Coups de cœur de l’équipe

L’équipe du festival se propose de vous faire découvrir ses coups de cœur de l’édition 2017. Suivez les guides !


Jérôme Remy (Directeur artistique)

Ásgeir
Débutées en 2013, les longues, très longues tractations pour enfin voir Ásgeir participer aux Boréales, ont été rendues possibles grâce au travail du Big Band Café. Je remercie sincèrement Paul Langeois pour cette persévérance parce que je rêvais de proposer Ásgeir dans la programmation des Boréales. In the silence, son premier album tourne en boucle sur nos platines depuis sa sortie en 2014 dans sa version anglaise. Le disque avait d’abord été enregistré en islandais et nous avions eu le privilège de découvrir ces chansons folk portée par une électro discrète et subtile et sublimée par la langue islandaise. Afterglow, son nouvel album, confirme la maitrise d’Ásgeir pour les mélodies qui tiennent du sortilège. Le concert immanquable de cette édition 2017 !

Le 17 novembre à 20h à la Comédie de Caen, Théâtre d’Hérouville (organisé avec le Big Band Café)

Ciné-concert Juve contre Fantômas
A mon humble avis, le meilleur disque sorti d’Islande en 2016 est bel et bien celui d’Amiina. J’adore ce groupe depuis 2007 et la sortie de l’inusable album Kurr. Entièrement mélodique, la musique du quatuor à cordes est à l’origine composée de 4 filles et s’illustrera par ses collaborations en studio et en tournée avec Sigur Ros, Yann Tiersen, Efterklang, Damien Rice, Mum et beaucoup d’autres. Ce Fantômas, enregistré par le groupe fin 2016, est évidemment une réinvention de la musique du film muet de 1913. Le ciné-concert que donnera le groupe aux Boréales sera, j’en suis certain, inoubliable.

Le 18 novembre à 20h à la Comédie de Caen, Théâtre d’Hérouville

Vikings : fiction ou récit historique ? par Torfi Tulinius
La série Vikings fascine les téléspectateurs depuis 2013 et sa diffusion sur History Channel. Très documentée, réalisée brillamment et généreuse en combats et autres pillages, la série retrace l’épopée d’un groupe de vikings mené par Ragnar Lothbrock, incarné par le sauvage et sexy Travis Fimmel. Simple divertissement imaginaire ou exercice historique et documentaire ? C’est la question à laquelle viendra répondre un des spécialistes mondiaux de l’histoire viking. Il analysera ce qui fait le succès de cette saga télévisée à l’aune de l’histoire scandinave médiévale.

Le 19 novembre à 17h30 à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts de Caen

War sum up par la compagnie Hotel pro forma et le chœur de la radio lettone
La compagnie danoise Hotel Pro Forma fait son retour aux Boréales après sa venue en 2009 avec le sublime opéra visuel Orfeo. Le récital vocal associé à une utilisation brillante des effets laser avait à l’époque marqué les esprits. Toujours associée au chœur de la radio lettone, la compagnie revient au théâtre de Caen avec War sum up dont l’ambition est de renouveler la tragédie et l’opéra. Cette incantation sur la guerre s’impose comme un opéra pour la paix, portée par une esthétique manga et hightech. Un des chocs visuels de cette édition 2017.

Les 24 et 25 novembre à 20h au théâtre de Caen


Julie Denis-Rondeau (Assistante de production)

Epic Rain
Dream sequence 1, premier extrait du nouvel album d’Epic rain, justement nommé Dream sequencies : piste instrumentale, dont la rythmique oscille entre hip hop et drum’n’bass et dont la mélodie simple et tonique accrochent tout de suite l’oreille. S’ensuivent des morceaux aux sonorités plus familières, portés par le flow et la profonde voix rocailleuse de Jóhannes Birgir Pálmason. L’accent cabaret se fait en revanche plus langoureux qu’auparavant, des boucles électroniques s’insinuent ça et là, accentuant le côté hypnotique de l’ensemble. Un album diablement sombre et envoûtant, dans lequel il flotte comme un air de fin du monde. Ou comme un écho de l’air du temps.

Le 19 novembre à 19h au Cargö, Caen

Focus cinéma
Les pays nordiques ne sont pas que paysages à couper le souffle. Ils sont aussi et surtout les gens qui y vivent, qui sont l’âme de ces terres froides, rudes et sublimes, et participent à leur magie. La sélection proposée par les cinémas partenaires du festival, qui comporte une majorité de films islandais puisque cette île fascinante est à l’honneur de notre édition, vous permettra d’aller à la rencontre de ces gens, d’entrer dans leurs histoires, dans les espoirs, doutes et désirs qui les agitent. Ces œuvres n’éludent pas la beauté des lieux (pour preuve, Des chevaux et des hommes ou Heartstone), elles permettent simplement d’aller au-delà, au cœur de l’humanité qui l’habite.

Du 18 au 26 novembre au Lux, Caen, au Café des Images, Hérouville-Saint-Clair, au cinéma du casino Joa de Saint-Aubin-sur-Mer, au cinéma Paradiso d’Aunay-sur-Odon, au cinéma Le Drakkar de Dives-sur-Mer

Soirée Sensation(s) d’Islande
La bibliothèque Alexis de Tocqueville vous invite, le temps d’une soirée, à une immersion dans la culture islandaise. Film d’animation en guise d’introduction ludique à la mythologie viking, initiation à l’art du tricot, inauguration de l’exposition photographique de David Templier 66° Nord, dégustation nordique avec La Table des Matières, projection de films musicaux dont l’ébouriffant Biophilia live de Björk, seront au programme, ainsi qu’une rencontre littéraire exceptionnelle : une heure avec le romancier-poète Jón Kalman Stefánsson, suivie d’une séance de dédicace. De quoi vous donner le sentiment de connaître plus intimement ce pays en faisant le plein de ces sensations d’Islande.

Le 24 novembre à partir de 17h30 à la bibliothèque Alexis de Tocqueville, Caen

Cantines boréales
À table ! Et si, aujourd’hui, en plus d’un bon roman ou d’un bon film nordique, le menu était constitué de découvertes culinaires salées et sucrées elles aussi venues du Nord ? C’est ce que vous proposeront nos « cantines boréales », sept lieux de restauration qui ont accepté de jouer le jeu des saveurs nordiques pendant toute la durée du festival – et parfois plus encore. Alors que vous soyez amateur d’encas sur le pouce, de burger généreux, bistronome, gastronome ou tout cela à la fois, il existera un plat, un dessert ou un cocktail nordique fait pour vous, pour reprendre des forces entre deux évènements du festival. Il y eut les sept merveilles du monde antique, puis les sept merveilles du monde moderne. Voici aujourd’hui les sept cantines boréales.

Du 16 au 26 novembre à Gloriette, La Môme, La Table des Matières, Les Petites Douceurs, Greedy Guts, Miss truck et du 1er au 30 novembre pour C’est quoi ce truck


Marion Cazy (Chargée de production)

Wild minds de Marcus Lindeen
Comment exister dans un monde que l’on ne peut s’empêcher de quitter pour rêver ? Quelle est la vie de ces rêveurs, dits compulsifs, qui passent plus de 50 % de leur temps d’éveil dans un monde imaginaire ? Assis en carré, les spectateurs de Wild Minds deviennent des oreilles attentives pour écouter, comme lors d’une sorte de club de rêveurs compulsifs anonymes, les témoignages de rêveurs bien réels rejoués, ici, par les acteurs assis à leurs côtés. Expérience immersive à part entière, la mise en scène du suédois Marcus Lindeen est une invitation à approcher la représentation théâtrale autrement. Le spectateur n’est plus membre d’un public anonyme, caché dans le noir, mais devient un témoin privilégié à l’écoute de cette pathologie aussi lourde que méconnue. À ne pas rater !

Du 18 au 20 novembre à la Comédie de Caen, Théâtre des Cordes

I – One de Valdimar Thorlacius
L’Islande invite au rêve. À celui de se retrouver seul au milieu de cette nature terriblement impressionnante. Mais qu’en est-il de ce rêve pour Guðmunda, Stefán, Guðmundur, Sveinn, Jón, Villhjálmur, Kristinn, Ásmundur, Peter, Kristján et Snorri ? Pour ces hommes et ces femmes, solitaires, qui sont la réalité bien vivante des campagnes, des fermes, de ces lieux isolés où, bien des années auparavant, des familles ont décidé de s’installer. Laissés pour compte, ils nous invitent, à travers le regard de Valdimar Thorlacius à faire leur connaissance, à s’assoir un instant chez eux, à découvrir leur histoire, leur monde. Avec bienveillance, le jeune photographe islandais rapporte, de ces moments hors du temps, des portraits emplis d’humanité.

Du 17 novembre au 23 décembre à l’Artothèque, Espaces d’art contemporain, Caen

Víkingur Ólafsson
C’est à un voyage musical que nous invite Vikingur Ólafsson avec son interprétation des études de Philipp Glass. Une évasion, au fil des notes qui se succèdent et parfois se bousculent. Tantôt subtiles, sensibles voire discrètes, elles deviennent en un instant, avec le touché de ce prodige, rapides, envahissantes presque féroces. Ça joue merveilleusement bien et parfois tellement vite qu’il semble que s’en est trop pour un seul homme. Après une heure et vingt-sept sublimes minutes d’écoute, apaisé et songeur, on se surprend à chantonner les compositions du brillant Philip Glass. Ce n’est quand même pas rien !

Le 18 novembre à 17h au théâtre de Caen

Week-end littéraire
Quel meilleur moyen pour rendre hommage à l’origine du festival que de faire perdurer, par le biais de son week-end littéraire, la tradition écrite des Boréales ? Pour cette 26e édition, ce sont donc des auteurs confirmés, comme les immanquables Auður Ava Ólafsdóttir et Jón Kalman Stefánsson, mais aussi de belles découvertes, avec notamment les islandais Ragnar Helgi Ólafsson et Lilja Sirgurðardóttir, qui vont se présenter au public normand pour des échanges menés de main de maître par les modérateurs. Agrémenté d’un récital littéraire, d’une lecture, d’un documentaire et d’un dîner aux saveurs islandaises, ce week-end sera à coup sûr un beau moment de partage et de rencontres.

Les 25 et 26 novembre à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts de Caen