Une plongée chaleureuse dans les littératures nordiques et baltes
Lors de l’édition 2025 du Festival Les Boréales, le Nordic Reading Club a une nouvelle fois rassemblé lectrices et lecteurs curieux de découvrir la richesse des cultures baltes et nordiques.
Ce moment convivial, animé par Sophie Peugnez, libraire au Brouillon de Culture, rédactrice de nordique.zonelivre.fr et modératrice professionnelle, a permis d’explorer des ouvrages marquants, entre découvertes culturelles… et frissons littéraires.
L’objectif : offrir un panorama vivant, accessible et passionné de ce que la scène littéraire nordique propose aujourd’hui, mis en lumière de la richesse des cultures baltes, avec un focus particulier sur les romans policiers écrits par des femmes, un domaine où les pays du Nord excellent depuis plusieurs années.
Les indispensables baltes
Les pays baltes étaient à l’honneur cette année, et le Nordic Reading Club a ouvert la rencontre avec une série d’ouvrages essentiels pour mieux comprendre leurs cultures, leurs histoires et leurs imaginaires.
Dictionnaire insolite des pays baltes
Marielle Vitureau – Cosmopole
Un ouvrage à lire d’une traite ou à picorer, qui dévoile des aspects méconnus des traditions et symboliques baltes.
On y découvre :
- la place des cigognes,
- les Dainas, ces courts poèmes lettons qui racontent joies, peines et nature,
- les migrations, omniprésentes dans l’histoire lituanienne et lettone,
- l’e-Stonie, pionnière numérique,
- l’univers musical d’Arvo Pärt et son tintinnabuli, signature sonore de toute une esthétique.
Dans la même collection : Dictionnaire insolite de la Finlande, de la Norvège, de l’Islande, de la Suède.
Une série accessible, passionnante, idéale pour explorer l’Europe du Nord autrement.
Collection Lignes de vie d’un peuple – Ateliers HD
Trois titres ont particulièrement été recommandés :
- Lituaniens – Marielle Vitureau
- Lettons – Céline Bayou & Eric Le Bourhis
- Danois – Nicolas Escach
Cette collection propose une immersion humaine et intime dans chaque pays, à travers des rencontres avec des habitants aux profils variés : artistes, croyants ou athées, citadins ou ruraux.
On ne lit pas un guide, mais un voyage raconté par quelqu’un qui connaît chaque pays de l’intérieur.
Dans la même série : Suédois, Finlandais, Islandais, Les Norvégiens pacifistes.
À noter également : Le roman d’un chef-d’œuvre, dont La vitesse immobile selon Erró d’Hervé Poulain.
Coups de cœur littéraires
Katrina Kalda
- Un roman estonien (Gallimard)
- Halangua, tomes 1 et 2 (Syros)
Une écriture fine, lumineuse, entre identité, mémoire et attachement à la langue.
Laura Vinogradova
- La rivière (Bleu et Jaune)
Un texte délicat et poétique, où l’eau devient paysage intérieur.
Annika Norlin
- La colonie, traduit par la Caennaise Isabelle Chereau (La Peuplade)
Un roman singulier et sensible, qui résonne parfaitement avec l’esprit du festival.
Les romans policiers nordiques présentés
Une large sélection de polars écrits par des femmes a été proposée, pour prolonger la découverte des littératures du Nord sous un angle plus sombre.
Islande
- ADN – Yrsa Sigurdardóttir (Actes Sud)
- Rouge comme la mer – Lilja Sigurdardóttir (Métailié)
Suède
- L’épidémie – Åsa Ericsdotter (Actes Sud)
- Béatrice, Annabelle, Francesca – Lina Bengtsdotter (Black Lab)
- Prédateurs de la nuit – Maria Grund
- Le diable danse encore – Maria Grund (Pocket)
- Mon frère – Karin Smirnoff (J’ai Lu)
Danemark – Katrine Engberg
- L’enfant étoile (Fleuve 2021)
- Le papillon de vert (Fleuve 2022, Pocket 2023)
- Le passé doit mourir (Fleuve 2023, Pocket 2024)
- L’ile de Bornholm (Fleuve 2024)
- Classée sans suite (Fleuve 2025)
Suède – Sara Lövestam
- Chacun sa vérité (Robert Laffont – La Bête Noire 2016, Pocket 2018)
- Ça ne coûte rien de demander (Robert Laffont – La Bête Noire 2018, Pocket 2019)
- Libre comme l’air (Robert Laffont – La Bête Noire 2019, Pocket 2020)
- Là où se trouve le coeur (Robert Laffont – La Bête Noire 2020)
Un moment privilégié du festival
On y parle littératures, cultures, voyages, mémoire et société.
On y découvre des voix fortes, des textes atypiques, des récits profonds.
Et l’on repart toujours avec une envie : continuer à explorer le Nord et les pays baltes.
