Sara Omar

Née et élevée au Kurdistan, Sara Omar a fui la guerre à la fin des années 1990 et s’est réfugiée au Danemark. Diplômée en sciences politiques, elle fait partie du panel d’experts en arts & mondialisation et est membre de plusieurs organisations et associations venant en aide aux femmes. Inspiré de faits réels, La Laveuse de mort est son premier roman, et ouvre une série centrée autour du personnage de Frmesk. Au Danemark, Sara Omar est lauréate du prix des Lecteurs, ainsi que du prix des Droits de l’homme, une reconnaissance qui lui a valu en 2018 d’être élue « Femme de l’année » par le magazine Elle.

 

La laveuse de mort, Actes Sud, 2020.

Trad. du danois par Macha Dathi.

Kurdistan, 1986. Lorsque la frêle Frmesk vient au monde, elle n’est pas la bienvenue aux yeux de son père. Ce n’est qu’une fille. De plus, son crâne chauve de nourrisson porte une petite tache de cheveux blancs. Est-ce un signe d’Allah ? Est-elle bénie ou maudite ? La mère de Frmesk craint pour la vie de sa fille. Quand son mari menace de l’enterrer vivante, elle ne voit d’autre solution que de la confier à ses propres parents.

Gawhar, la grand-mère maternelle de Frmesk, est laveuse de mort. Elle s’occupe du corps des femmes que personne ne réclame, ne veut toucher ni enterrer : des femmes assassinées dans le déshonneur et la honte. Son grand-père est un colonel à la retraite qui, contrairement à sa femme, ne lit pas uniquement le Coran mais possède une riche bibliothèque. Ce foyer bienveillant ne parviendra qu’un temps à protéger Frmesk des inexorables menaces physiques et psychologiques qui se resserrent sur elle, dans un pays frappé par la guerre, le génocide et la haine.

La Laveuse de mort est un roman violent sur la vie d’une enfant – puis d’une jeune femme – exposée à l’extrême.

La laveuse de mort, Actes Sud, 2020. Trad. du danois par Macha Dathi.

« Aussi engagé et courageux soit ce premier roman, c’est avant tout une fiction portée par un sens aiguisé de la narration et offrant une saisissante peinture des atmosphères, tant de sororité que de guerre. Si la réalité explorée donne à lire des situations emblématiques des violences faites aux femmes, l’auteure n’est jamais dans la démonstration, sa plume emportant le lecteur avec une belle aisance et un évident art de conter. » – Geneviève Simon, ARTS LIBRE

« Sara Omar, désireuse de rendre leur dignité aux femmes brisées, transforme sa rage en un magnifique hommage. Un roman d’actualité sur la sororité, véritable plaidoyer pour l’égalité et la liberté« . – Kerenn Elkaïm, LIVRES HEBDO

« Un premier roman puissant sur l’oppression des femmes kurdes. » – Fanny Arlandis, TÉLÉRAMA.FR

« (…) un roman aussi poignant que perturbant, qui dénonce sans compromission l’oppression des femmes au nom de la religion. » – Lou Mamalet, CHEEK MAGAZINE

« Sara Omar appartient désormais au clan des écrivaines rebelles qui dénoncent, souvent au péril de leur vie, les violences faites aux femmes au nom de l’islam. » – Véronique Cassarin-Grand, L’OBS