Moby Dick à Hérouville-St-Clair

Théâtre de marionnettes (US/NO/FR)

Avec Le Sablier – Centre National de la Marionnette

JEU. 19 NOV.     20H
VEN. 20 NOV.    14H (scolaire) & 20H
SAM. 21 NOV.   17H (scolaire)
OU DU 25 AU 27 NOVEMBRE A CHERBOURG

➔ Séquelles, une exposition visuelle de Yngvild Aspeli, du 18 au 22 novembre au Sablier

« Call me Ishmael » est sans doute l’une des ouvertures de roman les plus célèbre toute la littérature. Trois petits mots qui ouvrent le rideau d’un roman monstre : Moby Dick d’Herman Melville. Qui n’a pas entendu parler de l’équipage du Pequod parti chasser la fameuse baleine blanche ? Cette histoire hante nos imaginaires depuis l’enfance. Parce que son grand-père était marin, Yngvild Aspeli a eu envie de se confronter à cette montagne de mots et d’écume.

Adepte du travail avec les marionnettes à taille humaine, Yngvild Aspeli a conçu un spectacle pour un acteur et choeur de six marionnettistes qui interpréteront tous les rôles, officiers, harponneurs, etc. Le clou de l’affaire étant la représentation de la baleine, jusqu’à vingt mètres de carcasse et un oeil terrible, celui de la conscience. Car Moby Dick est avant tout l’aventure des mondes intérieurs, des profondeurs de l’âme, de l’insondable humanité.

LE SPECTACLE

« Mon grand-père était marin. Il avait une femme nue tatouée sur son bras. »

« De lui, je garde en mémoire comme une odeur de poisson et de sel, de goudron et de tabac. Un portrait enfumé construit à partir des histoires que ma mère me racontait à son sujet. Notre maison était remplie d’objets étranges, ramenés de ses voyages : Un hippocampe séché, un éléphant sculpté en bois d’Inde, des tasses de porcelaine chinoises révélant des portraits de femmes à la lumière, un bébé crocodile empaillé… Mon grand-père venait d’une île sur la côte ouest de la Norvège, un petit port rempli de navires et de langues étrangères, de pêcheurs, de marins et d’enfants attendant le retour de leurs pères. Un paysage de vent et de femmes debout scrutant l’horizon, priant l’océan qu’il leur ramène leurs hommes à la maison. Des visages usés et salés, des mains calleuses et des églises avec des bateaux suspendus à leur plafond dans l’espoir d’une protection. Un cimetière, si aride et rocheux, qu’il fallait le remplir avec la terre qui servait comme ballast sur les navires qui venaient acheter le poisson séché et salé, pour pouvoir enterrer les morts. Mes ancêtres sont donc enterrés avec de la terre provenant du Portugal. La mer nous relie. Cette créature à l’humeur changeante qui embrasse les continents et dessine des lignes invisibles reliant les différentes terres du monde. Qu’on l’insulte, qu’on le loue, l’océan vit selon ses propres règles immuables. Nous sommes fascinés par sa beauté éblouissante et effrayés par sa violence sans pitié. Face à lui, nous sommes tous égaux, infiniment petits face à cette force de la nature. »

« Personne ne saisit cette bataille entre l’homme et la nature comme Hermann Melville dans Moby Dick. Une ancienne baleine blanche et un capitaine qui dirige son navire vers la destruction. Une confrérie d’hommes rugueux dans un bateau en équilibre sur la surface d’une profondeur infinie du monde sous-marin. Face à l’immensité de la mer, les grandes questions de l’existence se soulèvent dans le coeur humain. Moby Dick raconte l’histoire d’une expédition baleinière, mais c’est aussi l’histoire d’une obsession, et une enquête sur les inexplicables mystères de la vie. La simple histoire d´un voyage en mer prend une autre dimension à travers le récit captivant et irrésistible de Melville, et nous emmène dans une plongée vertigineuse à l´intérieur de l´âme humaine. Moby Dick est un livre vers lequel on revient, encore et encore, pour à chaque fois découvrir une nouvelle idée. Il est captivant, drôle et rempli d’une étrange sagesse. Je souhaite traduire ce grand livre dans une pièce de théâtre visuel. Avec sept acteurs, une cinquantaine de marionnettes, des projections-vidéos, un orchestre englouti et une baleine taille baleine j’aimerai mettre en scène ce magnifique monstre de la littérature. »

D’après le roman d’Herman Melville

Compagnie Plexus Polaire

Durée : 110 MIN

Mise en scène : Yngvild Aspeli

Assistant mise en scène : Pierre Tual

Dramaturgie : Pauline Thimonnier

Composition musique : Guro Skumsnes Moe et Ane Marthe Sørlien Holen

Fabrication marionnettes : Polina Borisova, Yngvild Aspeli, Manon Leblanc, Sebastien Puech, Elise Nicod

Scénographie : Elisabeth Holager Lund

Lumière : Xavier Lescat et Vincent Loubière

Vidéo : David Lejard-Ruffet

Costumes : Benjamin Moreau

Son : Raphael Barani

Regard extérieur : Paola Rizza

Production : Marina Tullio

Diffusion : Claire Costa

Administration : Anne-Laure Doucet et Gaedig Bonabesse

Avec : Pierre Devérines, Sarah Lascar, Aitor Sanz Juanes, Alice Chéné, Viktor Lukawski, Maja Kunsic et Andreu Martinez Costa