Gyrðir Elíasson

Né en 1961, Gyrðir Elíasson est l’un des écrivains islandais les plus importants de sa génération. On lui a attribué en 2011 le Prix de Littérature du Conseil Nordique. Au bord de la Sandá est son deuxième livre traduit en français à La Peuplade.

 

Au bord de la Sandá [La Peuplade, 2019]. Traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson

Un homme vit et peint dans ses caravanes tout près de la Sandá, une rivière glaciaire aux confins de l’Islande. L’été s’achève, les tableaux s’entassent dans l’atelier, les visites sont rares et les nuits, de plus en plus froides et tranquilles. Avec en tête la biographie de Chagall ou les lettres de Van Gogh, l’artiste arpente la forêt, s’oubliant dans le courant du temps passé, que viennent interrompre les apparitions irréelles de la femme à l’imperméable rouge. Une seule chose lui importe : peindre la vérité des arbres qui l’entourent. Dans une langue vêtue de paysages, sensible aux tensions secrètes du silence, Au bord de la Sandá suit l’itinéraire d’une réflexion qui choisit l’au-revoir, laissant derrière « des années de sable, dénudées et balayées par le vent, comme un désert desséché par un hiver sans pluie ».

Au bord de la Sandá – La Peuplade – 2019 – traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson

Les excursions de l’écureuil – La Peuplade – 2017 – traduit de l’islandais par Catherine Eyjólfsson

Entre les arbres – Books Édition – 2012 – traduit de l’islandais par Róbert Guillemette

 » Ce roman contemplatif, deuxième oeuvre de Gyrðir Elíasson traduite en français aux Éditions de la Peuplade, se savoure lentement, avec l’ouverture et le sens de l’observation requis lors d’une longue randonnée en solitaire en forêt, plongé dans cet état transi qui nous déleste de toute attente. »
Anne-Frédérique Hébert-Dolbec, Le Devoir

 

« En panne d’inspiration, miné par cet isolement qu’il s’est imposé parce qu’il a échoué à vivre en société, il considère son existence avec mélancolie,  loup solitaire qui rôde dans le sombre enchevêtrement de [sa] vie. Pour lui, l’art n’est pas [une] libération exultante […], mais une pulsion viscérale à laquelle il ne peut que céder, quitte à tout sacrifier. »

Laila Maalouf, La Presse